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Chronique : Kid Ink – Full Speed

Chronique : Kid Ink – Full Speed

Kid Ink fait partie de ces nombreux rappeurs dont on attend monts et merveilles après de premières mixtapes prometteuses mais qui peinent à transformer l’essai une fois signé chez les majors, chez RCA Records en l’occurence. Soit parce qu’ils se font bouffer par le système, soit parce qu’ils veulent trop en profiter ou tout simplement parce qu’ils ne sont pas fait pour ça.
Après une premier essai correct il y a deux ans, le rappeur californien a connu une plus grande exposition médiatique avec My Own Lane, album plus qu’inégal mais qui contenait malgré tout deux ou trois « bangers ».

Avec un rythme désormais régulier d’un album par an, il revient donc ici avec un Full Speed qui ne fera clairement pas date. Kid Ink n’a pas un flow tonitruant, il ressemble parfois un peu à la fusion de plein de rappeurs tendance mais ses prestations manquent de personnalité. Il lui faut de ce fait compenser par de grosses productions et, un peu trop, avec des invités plus huppés que lui.
Cette fois encore ils sont légion : R-Kelly, Usher, Tinashe, Migos, Chris Brown, Trey Songz… Rien que ça.
Le problème à mon goût, c’est que ces featurings souvent très mielleux collent assez peu à ce que j’attends de Kid Ink et son style assez rugueux. Déjà que de base j’ai généralement du mal avec les refrains trop R’n’B… C’était déjà un des problèmes de son précédent opus et j’ai eu la sensation qu’il s’est amplifié depuis.

A côté de ça, il reste quelques prods sympathiques mais qui n’atteignent jamais Murda ou The Movement de son précédent album. Je ne retiendrai véritablement que Cool Back et Show Must Go On, ce dernier titre ne figurant que sur la version Deluxe. Mais rien d’inoubliable et c’est bien peu. L’ensemble n’est pas totalement dégueulasse mais pue le formatage à chaque instant. Prods et guests à la mode, titres courts (un seul dépasse les 4 minutes) :tout est fait pour que l’album passe sur les radios spécialisées américaines. Mais c’est bien trop forcé pour être honnête.

On verra dans un an s’il est capable de rééquilibrer la balance ou si je peux définitivement l’oublier.

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