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Critique de I Origins, de Mike Cahill

Critique de I Origins, de Mike Cahill

Il y a trois ans, un film de S-F sorti de nulle part créait une belle surprise en salles : Another Earth de Mike Cahill. Beau, poétique, très mâture pour une si petite expérience derrière la caméra, il était réalisé pour 200 000$ « seulement », une petite prouesse dans le système actuel et une vraie bouffée d’air frais.
Cette année, le réalisateur est de retour derrière la caméra, toujours avec la très douée et trop rare Brit Marling dans son casting mais aussi le très bon Michael Pitt. Il s’agit là encore d’une forme de science-fiction qui n’a nul besoin d’un gros budget pour bien paraître. Et une fois de plus, ça fonctionne parfaitement, et même mieux que la fois précédente !

Sans trop en dire pour ne pas gâcher la découverte, le scénario s’attache cette fois à lier science et spiritualité autour de l’origine de l’oeil et de son iris, le tout sur fond de romance voire mélodrame. On se doute bien qu’il y a dans tout ça quelques facilités scénaristiques sur le travail produit par le duo de chercheurs, mais qu’importe du moment que ça parait crédible à l’écran.

Ne cédant jamais à la facilité, aux clichés, ni ne voulant forcer le choix au spectateur, Mike Cahill signe une oeuvre émotionnellement très puissante, qui flirte sans cesse avec les limites sans jamais y céder. Sa mise en scène oscille entre phases presque irréelles de (bonne) naïveté, de fantasme et périodes au contraire durement et tristement réelles. Ce qui ouvre un parallèle intéressant et intelligent avec le sujet même du film. Il en est d’ailleurs de même vis à vis de la photo qui passe de l’obscur au clair sur les mêmes critères.

Je pourrais tout au plus y reprocher quelques petites longueurs dans la première partie du récit qui m’empêchent de lui mettre une note encore plus élevée. Pour autant, ce n’est là qu’un mince défaut qui n’a absolument pas entaché mon sentiment final : ce film fera partie de ceux qui auront marqué mon année cinématographique en 2014.

S’il continue sur cette route, Mike Cahill est voué à une grande carrière.

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