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Critique de Marvel’s The Defenders : du niveau de Daredevil ou d’Iron Fist ?

Critique de Marvel’s The Defenders : du niveau de Daredevil ou d’Iron Fist ?

Loin des préoccupations mondiales voire universelles des Avengers, c’est au tour des héros new-yorkais de l’écurie Marvel de se réunir le temps d’une mini-série de 8 épisodes. Si l’association Netflix/Marvel avait démarré sur les chapeaux de roues avec une très bonne première saison de Daredevil, le résultat subit une certaine érosion qualitative depuis. Jessica Jones s’était avéré parfois inégal, malgré un personnage plutôt frais et sympa dans le genre ainsi qu’un bad guy de haut vol, Luke Cage offrait lui une ambiance et un background intéressant mais souffrait d’un intérêt scénaristique plus limité. Quand à la plus récente arrivée d’Iron Fist, elle représente peut-être le premier réel échec du genre avec un sérieux goût de bâclé, une adaptation peu captivante et une réalisation de qualité moindre en ce qui concerne l’action.
Les Defenders allaient-ils donc perpétuer cette baisse qualitative ou au contraire relancer l’intérêt de l’ensemble ? La réponse se trouve un peu entre les deux.

Le point le plus positif à retirer ici est sans conteste la manière de lier les arcs scénaristiques propres à chaque personnage et ceux qui gravitent autour (sauf les proches de Danny Rand qui sont presque tous éludés). Et bien qu’un peu lents au premier abord, les trois premiers épisodes y sont dédiés et s’avèrent finalement utiles de ce point de vue, imbriquant les enjeux naturellement et efficacement. Aussi par la suite, l’alchimie entre nos différents héros marche vraiment bien et offre quelques échanges savoureux. Dommage presque que les événements les séparent si régulièrement.
Face à eux en revanche, les antagonistes souffrent assez largement de la comparaison. « The Hand », organisation secrète supposée hyper dangereuse, peine à exister, perds un peu trop son temps à discuter et à s’écharper en interne au lieu d’offrir une opposition valable. D’autant plus dommage que la plupart des protagonistes ont déjà eu le temps d’être travaillés dans les franchises existantes et que l’adjonction de Sigourney Weaver leur ajoute une touche de charisme importante. Intriguant par bien des côtés, son personnage ne semble pourtant souvent que trop effleuré pour être aussi marquants que certains de ses prédécesseurs.

La décision de resserrer quelque peut le nombre d’épisodes parait judicieux. Si cela n’évite pas quelques répétitions et un petit temps faible avant les deux derniers épisodes, l’ensemble reste plutôt bien rythmé tout du long entre action et développement de l’histoire. Pour autant, celle-ci atteint quand même rapidement ses limites, et hormis deux-trois rebondissements bien vus et inattendus, l’ensemble ne sort jamais vraiment des sentiers battus. Il y a même une petite sensation de déjà-vu vis-à-vis de la saison 2 de Daredevil ou du côté d’Iron Fist. Logique dans la mesure où l’histoire en découle directement, mais les choses ne sont pas ici poussé beaucoup plus loin que ce que l’on avait déjà appris sur leur fonctionnement et but de l’organisation.
Si on y ajoute un côté tout de même assez « cheap » et factice dans beaucoup de décors, cela empêche un peu de profiter pleinement des scènes d’action qui, même si plutôt bien chorégraphiés, pâtissent de ces défauts autant d’un point de vue visuel que sur la tension liée au niveau des adversaires. Dommage !

The Defenders est donc une mini-série efficace, qui se suit sans déplaisir, mais qui ne parvient pas non plus à gommer les défauts des séries desquelles ce regroupement découle. Une bonne chose quand même de clore ce chapitre qui commençait à tourner en rond, en espérant que le prochain Punisher donnera un nouvel élan suffisant pour relancer l’intérêt en vue de la seconde phase de ces aventures.

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