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Séances de rattrapage mars 2015 : Noé, REC 4, Hunger Games, Samba et les autres en bref

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Séances de rattrapage mars 2015 : Noé, REC 4, Hunger Games, Samba et les autres en bref

Aller au cinéma, c’est bien. Mais il faut trouver le temps et il est impossible de tout voir. Heureusement, de nombreuses chaînes de télé mettant en avant le 7ème Art existent sur les canaux français, avec une offre très diversifiée.

Noé, réalisé par Darren Aronofsky (2014, diffusé en ce moment sur Canal+)

Premier rattrapage, mais aussi le plus récent d’entre eux, le dernier film de Darren Aronofsky, dont j’avais jusque là aimé tous les réalisations depuis Pi en 1998, déçoit. Sur le papier prometteur parce que potentiellement adapté aux qualités de son metteur en scène et avec un casting éminemment talentueux, il en ressort une oeuvre assez jolie visuellement bien qu’un peu novatrice, mais assez caricaturale, surfaite et surtout un peu longuette, perdue entre le devoir de respecter l’objet originel tout en essayant de plaire au plus grand nombre en édulcorant les notions ouvertement religieuses et en amenant une touche d’Heroic Fantasy. Bof bof.

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[REC] 4 : Apocalypse, réalisé par Jaume Balaguero (2014, sortie DVD)

Je suis un inconditionnel du premier [REC], monument d’horreur qui savait à la fois renouveler le genre « zombiesque » tout en utilisant intelligemment la technique du found footage. Pas sûr que quelqu’un ait fait aussi bien depuis d’ailleurs. Le second épisode reprenait la même recette avec moins de réussite mais en sachant rester relativement acceptable.
Puis vint le naufrage d’un troisième épisode qui jouait la carte de la différence (nouveau casting, nouveau ton, etc) mais se vautrait sur tous les plans. Avec Jaume Balaguero de retour aux commandes et avec la ravissante Manuela Velasco de nouveau au centre des débats, on pouvait espérer quelque chose au moins au niveau du deuxième opus de la saga.

Il n’en est rien. Si on reprend la trame des deux premiers, exit la caméra embarquée et place à une banale et éculée histoire d’infection comme on en a vu des tonnes et qui se propage sans jamais chercher à se différencier de ses aînés et ne se soucie qu’au minimum de la trame de la saga. La seule nouveauté, à la limite, survient par le cadre en déportant les protagonistes au beau milieu de l’océan, mais son utilisation n’apporte finalement pas de singularité qui aurait pourtant été bienvenue.

Si encore le film nous offrait quelques moments de frayeur, voire une petite piste scénaristique d’approfondissement, la saga aurait peut-être pu être sauvée des eaux, mais elle continue de sombrer inexorablement avec ses effets éculés, les éternelles réactions débiles de l’équipage, pourtant en partie composé de scientifiques supposés renommés, et autres twists sans autre intérêt que de potentiellement nous fourguer un 5ème épisode dans quelques temps.

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Samba, réalisé par Olivier Nakache & Eric Toledano (2014, vu dans l’avion en partance pour Athènes)

J’aime bien ce duo de réalisateurs, découvert à l’époque du sympathique Je préfère qu’on reste amis et son très bon duo Depardieu – Rouve. Puis du très bon Nos Jours Heureux, toujours avec l’ancien Robin des Bois et l’inévitable Intouchables, dont je me souviens encore très bien de l’avant-première annonciatrice du formidable succès qui déferlerait quelques semaines plus tard.
Je place Samba en-dessous des trois films sus-cités. On y retrouve un Omar Sy, plus caricatural et moins touchant et une Charlotte Gainsbourg qui semble moins se plaire ici que dans d’autres comédies dramatiques françaises passées. D’un côté le film joue avec les clichés mais ne peut parfois s’empêcher de tomber lui-même un peu dedans et c’est dommage. Malgré tout, ça se regarde. A voir s’il n’y a rien de mieux.

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Hunger Games : La Révolte, partie 1, réalisé par Francis Lawrence (2014, sortie DVD)

La saga ne m’intéresse pas outre mesure, mais j’avais trouvé que le deuxième épisode était un correct divertissement. Cette fois, j’ai trouvé ça long et chiant. A la manière de la trilogie du Hobbit ou de l’avant dernier Harry Potter, on a droit à des épisodes artificiellement rallongés et sacrifiés dans le but d’augmenter les recettes. Et comme souvent, il en résulte des films vidés d’une bonne partie de leur substance. J’imagine que la partie 2 sera un peu plus mouvementée.

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Programmé pour tuer, réalisé par Brett Leonard (1995, diffusé en ce moment sur CineFX)

On continue avec Russell Crowe dans un gros raté des années 90, au sein duquel le futur gladiateur et personnage biblique est un grand méchant cabotineur opposé à un ancien lieutenant de Police incarné par le non moins célèbre Denzel Washington. Le tout dans une improbable histoire de réalité virtuelle assez ubuesque. Si les deux hommes n’étaient pas encore au sommet de leur carrière, ce film n’est clairement pour rien dans leur réussite et il est d’ailleurs un peu étonnant de voir comment ils ont pu se retrouver dans une telle galère. Même pas sûr que les amateurs de nanars apprécient.

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Derrière les murs, réalisé par Julien Lacombe et Pascal Sid (2010, diffusé en ce moment sur CineFX)

Il y a quelques années, de nombreux producteurs se sont mis en tête de faire de Laetitia Casta la nouvelle Bardot. Si bien qu’elle finit même par l’incarner la même année que ce film fantastique français plutôt bas de gamme, dont la mise en scène laisse penser qu’il s’agit d’un simple téléfilm alors qu’il fut vendu à l’époque comme le premier film hexagonal tourné en 3D Relief. Il faut croire que tout le budget est passé là-dedans et qu’il n’y avait plus rien pour bâtir une oeuvre aboutie, tant scénaristiquement que du côté du casting. Circulez, il n’y a rien à voir.
Quitte à voir un film avec l’ancien top model français, tournez-vous plutôt vers The Island de Kamen Kalev. Un film qui est loin de plaire à tous, mais ne m’a pas laissé indifférent avec son ambiance et son récit particuliers.

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